Au début de la colonisation de l'Abitibi, la très grande majorité des nouveaux arrivants étaient d'origine canadienne française et pratiquants catholiques. Avec la venue d'immigrants de l'Europe de l'est, la région s'est enrichie de plusieurs langues, mais également de différentes religions.

L'église orthodoxe russe St-Georges de Rouyn-Noranda est un important symbole de cette pluralité ethnique et religieuse. Fuyant le régime communiste, mais voulant conserver leur culture, leurs traditions et leur religion, les orthodoxes russes d'ici, appuyés par leur nouveau prêtre, ont décidé de bâtir une église à leur image.
Or, au fil des années, la communauté russe s'est peu à peu éteinte. Malgré leur petit nombre, les derniers fidèles ont tenté de sauver le cœur de leur communauté : leur église. Malheureusement, ils ont été contraints de vendre celle-ci. C'est ainsi qu'en 1984, la ville de Rouyn-Noranda a acheté le bâtiment afin de mettre en valeur ce joyau patrimonial ouvert au public depuis 1992.